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La Création de son label Viva la Musica

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Enfin, en février 1977, il crée son propre orchestre le Viva La Musica, un label qui va l’accompagner durant toute la suite de sa carrière. Il forme son nouveau groupe autour de jeunes talents comme les chanteurs Kisangani Espérant, Pépé Bipoli, Jadot le Cambodgien et Petit Aziza, Emeneya, les guitaristes Rigo Star, Bongo Wendé, Syriana et Pinos, le batteur Otis. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ; le succès est foudroyant avec des tubes comme Mère Supérieure, Ebalé Mbongé Mabele Mokonzi, Bokulaka, Ekoti ya nzube. Les deux premières années de Viva la Musica, sont celles de la collaboration de Papa Wemba avec Koffi Olomidé, alors étudiant. Celui-ci écrit les paroles de certaines chansons de son ainé et s’initie au chant et la scène à ses côtés. Il enregistre également ces premières chansons sous le label Viva : Princesse Ya Sinza, Asso, Samba Samba et Anibo. Viva la Musica a vu à la fois les « défections » de musiciens tous les deux ou trois ans et l’émergence d’autres nouveaux talents : Fafa de Molokai, Debs Debaba, King Kester Emeneya (1977-1982), Koffi Olomide, en tant que chanteur, (1978-1979), Djuna Djanana (1978-1981), Dindo Yogo (1979-1981), Maray Maray-(1980 -84), Lidjo Kwempa (1982-2001), Reddy Amissi (1982-2001), Stino Mubi (1983-2001)

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Comme Fela qui avait fondé Kalakuta Republic, Papa Wemba créa en 1977 dans sa cour familiale de Matonge, à Kinshasa, Le Village de Molokaï (M-O-LO-KA-I pour Masimanimba-Oshwe-LOkolama-KAnda-kanda-Inzia). Une sorte de copie d’un village africain, avec ses règles et ses codes, dont il s’intronisa lui-même symboliquement “Chef coutumier”. Mais, sa démarche n’était pas politiquement comparable à celle de Fela au Nigeria car il n’a jamais milité contre le régime autoritaire de Mobutu.

De 1979 à 1980, Papa Wemba intègre le groupe Afrisa International de Tabu Ley, son idole de toujours. Il s’agit d’une collaboration temporaire souhaitée par les deux artistes. Il participe à une tournée européenne de l’Afrisa et enregistre deux chansons avec son mentor : Ngambo moke et Levres roses.

Au début des années quatre-vingt, sa popularité atteint des sommets au Zaïre et au Congo-Brazzaville. Il devient alors une véritable icône pour la jeunesse sur les deux rives du fleuve Congo. Il est le principal chef de file du mouvement de la SAPE. Sur le plan musical, il enregistre alors certains de ses plus grands succès : Signorina, Analengo, Mea Culpa, Melina la parisienne, Santa, Matebu. C’est également la période des défections au sein de l’orchestre. Tour à tour, Rigo Star, Kisangani Espérant, Dindo Yogo, Djanana Djuna (père de Maître Gims),Emeneya, Bipoli, Debaba quittent Viva la Musica. À la suite de ces départs, il enrôle de nouvelles têtes, Maray Maray, Reddy Amisi, Lidjo Kwempa, Awilo Longomba, etc.

Vers la fin des années 1980, Papa Wemba s’installe en Europe, sort successivement les albums L’Esclave, Mfono Yami, Le Voyageur, Foridoles, Malimba et arpente avec succès les échelons de la World music.

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