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DURHIEL : Yandi Mosi !

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Social 3F : Bonjour DURHIEL !

DURHIEL : Yandi Mosi ! (“moi-même” en langue Kikongo)

S3F : Durant votre enfance, vous avez été influencé par différents courants musicaux. Qui vous a fait connaître notamment le gospel et la rumba ? Pouvez-vous nous raconter un épisode marquant ?

DURHIEL : J’ai baigné dans le Kilombo, le Gospel traditionnel de l’Eglise Evangélique du Congo, depuis mon enfance. Tous les ans mes parents m’achetaient un piano en jouet, d’année en année, de plus en plus performant que le précédent. J’aimais beaucoup en jouer d’après ma mère. Je tiens surement ça de mon père qui était l’ancien pianiste de l’église. Cela a duré jusqu’à l’âge de 12 ans. Pour la Rumba, je l’écoutais à la radio, des ainés qui chantonnaient des chansons, au salon de coiffure, chez mon oncle, etc. J’ai commencé à en écouter vraiment en fin de lycée. Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai pris conscience de la valeur de la musique congolaise en tant que patrimoine culturel.

S3F : Dans votre adolescence, vous avez commencé à écouter du Rap.Quels étaient vos artistes préférés ?

DURHIEL : Déjà ce qui m’a intéressé dans le RAP c’est le côté discours, mélangé au caractère fort des lyrics. Au début, je voulais devenir le nouveau Michael Jackson (rire). On pourrait dire que je suis de la génération 50 CENT. Mais celui qui m’a fait écrire mon premier texte est THE GAME avec son morceau DREAM. C’est lui que je considère le plus impactant dans mes débuts musicaux. Après j’ai commencé à écouter du Rap Français, avec Tunisiano, Kery James, Booba, Youssoupha, Soprano, etc. Par la suite j’ai fait Tabula Rasa pour créer un sentier propre à moi.

S3F : Pouvez-vous nous parler de votre premier texte ?

DURHIEL : Il s’appelle Crime et Châtiments. Ça parle de ce que l’on vivait et que l’on vit en Afrique. ça disait «Crime Crime guerre guerre sur cette terre, n’appartient pas à nos principes sur cette terre… Quand je pense aux enfants du Darfour… » je ne m’en rappelle plus vraiment, mais je garde encore mon premier cahier de textes Rap.

S3F : On peut affirmer que dans le gospel la voix est un instrument à part entière. Pensez-vous qu’il y a un lien entre ce genre musical et le rap ?

DURHIEL : Je parlerais plus d’un point convergent que d’un lien. Bien sûr sans voix on ne parlerait pas de ses musiques surtout le Rap. C’est le caractère déterminant de leur identité. On sait si c’est du Gospel quand la voix produit des paroles bibliques, d’adoration sur un ton mélodieux. On sait si c’est du rap quand la voix tient un discours sur un ton exclamatif. Moi je définis le Rap comme une prière sur de la musique.

S3F : Vous écrivez vous-même vos morceaux. D’où vient l’inspiration et comment cela se passe ?

DURHIEL : Mon inspiration je la tire de divers endroit. Ma sainte bible parce que je tiens à ses valeurs et vertus. Puis vient mon quotidien et le quotidien des congolais qui prennent une grande place dans mon écriture. Tel que le morceau LA ROUTINE DE MAVULA que j’ai écrit dans le bus. Et il y a les journaux, papiers presse, romans… Pour la musique j’écoute beaucoup de genres musicaux. Des musiques traditionnelles, latines, les CDs de compilation que les personnes de mon équipe m’envoient en pensant qu’ils peuvent m’inspirer, etc. En ce qui concerne le Rap j’aime bien écouter que les parties instrumentales, par peur d’être influencé par ce qui se fait. Des fois j’ai déjà le refrain, ou pas… Puis j’écris les couplets. Sur les couplets je peux commencer par la dernière rime et finir par la première ou vice versa. Ou avoir un couplet dont les rimes 5 et 6 je n’ai pas ; 16, 20 et 23 je n’ai pas. Quand je sens que je suis calé je m’arrête d’écrire pour continuer plus tard. Mais il y a des textes qui ne prennent que 15 minutes. Comme #Followme par exemple. 2 couplets + 1 refrain. Bref, tout dépend du feeling et de l’inspiration.

S3F : Vous avez publié votre premier opus en 2008, Dinamogene. Comment expliquez-vous le peu d’impact qu’il a eu auprès du public ? Avec le recul les situations prennent un autre aspect. Avez-vous des critiques à apporter à cette œuvre ? (ou pas)

DURHIEL : À la base quand j’ai commencé à raper c’était pour faire de la performance, et c’est le but jusqu’ à aujourd’hui. À l’époque je jugeais les rappeurs de mon pays médiocres par rapport au rap USA, FR. Pareil pour les instrumentales. J’ai pris à bras le corps la M.A.O pour ça. Je faisais les morceaux pour mon écoute personnel, je ne voulais pas que les gens m’écoute, cela me gênait. Ma musique a commencée à se dispatcher grâce à mes amis du lycée, en classe de seconde, qui ont découvert un jour mes chansons dans mon phone. Moi-même j’étais surpris que les collègues appréciaient mes chansons. Après tout le Lycée a suivi la danse. DINAMOGENE était juste une envie de faire une compilation, un maxi single de 3 titres, parce que depuis mes débuts je sortais que des singles. Là je voulais que les gens aient un projet de moi dans leur IPOD. Je l’ai enregistré chez moi dans ma chambre, avec un casque-micro puis l’ai mixé, comme toutes les chansons que j’ai édité avant mon entrée à la Fac. Je n’ai pas de critiques à apporter à ce projet en tout cas. Mon objectif était atteint. De IPOD à IPOD cela a suscité un public puis j’ai sortie 3 mixtapes sous le M2BZ, avec mon frérot DUREL GEISS. Faut noter que j’ai voulu rentrer en radio avec DINAMOGENE. Mais, à l’époque on ne me faisait pas confiance, contrairement à aujourd’hui.

S3F : Comment conciliez-vous vos professions de rappeur, de producteur et de performeur ? En ce moment de votre vie, y a-t-il une d’entre elles qui prime ?

DURHIEL : Il faut juste avoir un programme et un agenda bien planifié (rire). C’est vrai que des fois l’une déborde sur l’autre. Par contre, les études sont une priorité pour moi. Ma profession d’entrepreneur, de juriste, de modéliste sont au premier plan. En plus, cela m’aide à ne pas être esclave de la musique. Sans mon bagage intellectuel je n’aurais pas été le Durhiel d’aujourd’hui. J’ai toujours considéré la musique c’est à dire Rap, comme une passion même si maintenant elle se dessine comme un métier.

S3F : Depuis quelques années vous collaborer régulièrement avec plusieurs artistes. De quels horizons viennent-ils ? Quels sont les points qui vous rapprochent ?

DURHIEL : Ils viennent tous du Congo. C’est des rappeurs, Tel que 2CLOBEST, BLACK METAL, MAKHALBA MALECHEK. Puis il y a ceux de la Rumba congolaise tel que ZARA EMPORIO, TRESOR MVULA, des Dj du coupé décalé tel que MIGO ONE, DJ FOX. Ce qui nous rapproche c’est l’envie de performer. Nous prenons l’inspiration les uns des autres. Par exemple 2CLO BEST on s’est rencontré il avait un morceau qui ressemblait un peu au mien. La différence était juste sur le mélange des genres il avait fait du Rap+Rumba et moi de l’Electro-House+traditionnel congolais. Cela nous a donné l’envie de collaborer.

S3F : Vous travaillez actuellement sur votre premier album solo. Quel est ou quels sont les thèmes que vous aborderai ? Par rapport à vos derniers morceaux, y-a-t il des nouveautés au niveau du sound ?

DURHIEL : Espoir et changement. Tels sont les thèmes que j’aborde dans cet album. C’est plus un album critique au regard de la société congolaise, mais aussi envers le monde entier. Par rapport à mes derniers morceaux, oui il y a beaucoup de nouveautés en matière de son. L’une des raisons pour laquelle je ne sortais que des Mixtapes c’était le manque de maturité. J’étais un artiste créatif, textes poignants et réalistes, mais je ne me sentais pas prêt pour un album. Aujourd’hui je sens que je suis mûr musicalement. Vous retrouverez une créativité diversifiée et hot ! C’est un album riche au son chaud accompagné de lyrics percutants. Jamais je n’aurais imaginé produire cela dans ma vie c’est fabuleux. Plus que quelques tracks à enregistrer puis je passe à l’enregistrement du 2eme album. Pour votre exclu, je prépare 3 Albums qui se complètent. Le premier album le titre est déjà fixé. Il sera dévoilé à la sortie de mon 2e clip, le fameux KATA LAY dont la chanson est déjà diffusée sur la Radio AFRIK-ZIK.

S3F : Un mot pour la fin !

DURHIEL : Merci S3F. C’est géant pour moi ! Merci pour cette Web Interview, ma première en plus. Merci aux FANS de #Followme …

ZIK PrOm

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